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L’assurance accident couvre les frais de traitement et la perte de gain en cas d’accidents professionnels. Elle est obligatoire. Elle couvre également les accidents non professionnels des travailleurs occupés au moins 8 heures par semaine chez un même employeur. L’assuré est encore couvert par l’assurance de son dernier employeur pendant les 30 jours qui suivent son dernier droit au salaire. Au-delà de ces 30 jours, deux cas de figure sont possibles :
En effet, la loi sur l’assurance maladie (LAMal) prévoit que dès qu’un assuré n’est plus couvert contre les accidents par son employeur, il doit obligatoirement l’être par son assurance maladie. C’est pourquoi, avant la fin des rapports de travail ou la fin du droit à l’indemnité de chômage, l’employeur ou l’assurance chômage doit informer l’assuré par écrit de la fin de sa couverture accident et le prier de s’adresser à son assurance maladie. La prime relative à la couverture accident doit bien entendu être payée, même rétroactivement, auprès de son assureur maladie personnel. Afin d’éviter une double assurance (inscription tardive au chômage), il faut suspendre la couverture assurance auprès de sa caisse maladie pour ne pas devoir payer deux primes en même temps. Si l'assuré se voit refuser un droit aux indemnités tardivement, en dehors du délai de 30 jours suivant son dernier salaire, sa couverture d'assurance peut encore être prolongée par convention dans la mesure où il n'a commis aucune faute. Le délai de 30 jours commence à courir dès réception de la décision. Il en va de même lorsqu'il s'oppose à la décision qui lui nie un droit aux indemnités. Les chômeurs arrivés en fin de droits sont encore assurés pendant 30 jours après avoir perçu leur dernière indemnité. Les accidents doivent ensuite être déclarés à l’assurance maladie qui ne couvre en principe que les frais de traitement. La garantie de la SUVA peut cependant être prolongée pendant 180 jours en concluant une assurance par convention individuelle. En cas de gain intermédiaire résultant d’une activité salariée :
L’indemnité versée par la SUVA correspond à celle qui aurait été allouée à la personne au chômage si elle n’avait pas obtenu le gain intermédiaire. En cas de gain intermédiaire résultant d’une activité indépendante, la SUVA assure les accidents professionnels et non professionnels. Normalement, le montant de l’indemnité journalière versée par la SUVA correspond à l’indemnité nette de chômage. La SUVA verse des indemnités journalières tant que l’incapacité de travail est médicalement avérée. Elle peut accorder une rente d’invalidité. Le montant de la prime accident (SUVA) à charge de l’assuré est de 2,91 % (au 01.01.2007) des indemnités de chômage, un tiers étant pris en charge par l’assurance-chômage (pour actualisation voir le chapitre 19). Dernière modification: samedi, 31. juillet 2010 L’assurance maladie couvre les frais médicaux et pharmaceutiques ainsi que les frais d’hospitalisation. Elle ne couvre pas la perte de gain en cas de maladie. L’assurance de base est obligatoire. Dernière modification: vendredi, 7. novembre 2003 L'assurance maternité fédérale L'assurance maternité fédérale est entrée en vigueur le 1er juillet 2005. Elle sera, dans un premier temps, financée par les réserves du fonds des Allocations Perte de Gain (APG). La cotisation. comprise dans la déduction AVS/AI/APG, reste inchangée dans l'immédiat. L'allocation de maternité est normalement versée dès le jour de l'accouchement durant 14 semaines (98 jours). Elle s'élève à 80% du revenu moyen avant l'accouchement mais au plus à 196 francs par jour civil correspondant à un salaire mensuel maximum de 7'350 francs (au 01.01.2009). Les contrats d'assurance qui prévoient des indemnités journalières en cas de maternité sont caducs depuis le 1er juillet 2005 sauf les cas d'assurance en cours. Les primes payées en trop devront être remboursées. Le fonctionnement détaillé de l'assurance maternité fédérale est développé au chapitre 10. L'assurance maternité cantonale genevoise L'assurance maternité cantonale complète les prestations prévues par la loi fédérale. Elle verse:
Cotisations Depuis le 1er janvier 2006, un taux unique de 0,04 % est appliqué et, pour les personnes salariées, réparti en parts égales entre l'employeur et l'employé. Sont tenus de cotiser toutes les personnes salariées qui travaillent dans le canton de Genève et qui cotisent à l’AVS ainsi que les employeurs qui ont un établissement stable dans le canton de Genève. Les chômeurs sont dispensés de cotiser à l'assurance maternité genevoise. (Le fonctionnement détaillé de l'assurance maternité genevoise est développé au chapitre 10)
Dernière modification: lundi, 12. janvier 2009
Indemnités de chômage en cas de maladie ou d’accident Indemnités de chômage en cas de maternité L'assurance maternité fédérale est entrée en vigueur le 1er juillet 2005. Elle est traitée au chapitre 3-3 et au chapitre 10-4
Plusieurs cas de figure peuvent se présenter:
Dernière modification: samedi, 9. février 2008 Le 2ème pilier est un système d’épargne et de couverture de risques constitué par les versements des travailleurs et des employeurs ; il est destiné à compléter l’AVS ou l’Al. Les conditions variant d’une caisse à l’autre, il convient de consulter les statuts et le règlement de la caisse de l’employeur. A Genève, le Service de surveillance des fondations et des institutions de prévoyance renseigne sur les aspects juridiques du 2ème pilier. La prévoyance professionnelle est obligatoire pour les salariés soumis à l’AVS qui ont plus de 17 ans et qui reçoivent d’un même employeur un salaire annuel supérieur ou égal à Fr. 20’520 (au 01.01.2010). La partie de salaire qui dépasse Fr. 82’080 n’est pas obligatoirement soumise à l’assurance bien que ce soit le plus souvent le cas (pour actualisation voir le chapitre 19).Les salariés et les indépendants non soumis à l’assurance obligatoire peuvent s’assurer à titre facultatif. La LPP comprend :
La part des cotisations de l’assuré au 2ème pilier est obligatoirement prélevée sur le décompte mensuel de la caisse de chômage. Le montant de la déduction est versé, avec la part patronale prise en charge par la caisse, à la Fondation institution supplétive. Seuls les risques de décès et d’invalidité sont couverts quand on est au chômage, et ce pendant les jours d’indemnisation et de suspension mais pas pendant le délai d’attente. Celui qui désire maintenir sa couverture épargne vieillesse peut continuer à cotiser de manière facultative auprès de la Fondation institution supplétive à Lausanne, mais c’est cher. Cotisations Le taux de cotisation à charge de l'assuré est de 1,25% depuis le 1er juin 2010 (pour actualisation voir chapitre 19) .Ce taux vaut pour une indemnité journalière comprise entre Fr. 78.80 et Fr. 315.20 (salaire coordonné journalier).
L’assuré qui tarderait à s’inscrire au chômage reste encore couvert pour ces mêmes risques pendant les 30 jours qui suivent le dernier versement de la prime. Depuis 1995, les assurés bénéficient du libre passage intégral (y compris la part patronale) de leur 2ème pilier. La somme est versée à choix sur un compte bloqué ou sur une police de libre passage. Les gains intermédiaires sont soumis aux cotisations de la prévoyance professionnelle selon les dispositions légales. A Genève, les chômeurs en emploi temporaire cantonal pour plus de 3 mois cotisent pour leur 2ème pilier. La part patronale est prise en charge par l’Office cantonal de l’emploi (voir chapitre 7). Retrait du 2ème pilier Le 2ème pilier ne peut être retiré que lorsque :
Dans tous les cas, le consentement écrit du conjoint est obligatoire. Les assurés qui désirent financer l’acquisition d’un logement principal ou en diminuer la dette hypothécaire peuvent, depuis le 1er janvier 1995, prélever sur leur rente ou leur capital de prévoyance professionnelle – au plus tard 3 ans avant leur mise à la retraite – un montant qui peut aller jusqu’à concurrence de leur part du capital de libre passage. La somme perçue, qui varie en fonction de l’âge, du salaire et d’autres facteurs encore, devra exclusivement servir au remboursement d’une dette hypothécaire ou à l’achat d’un appartement ou d’une maison. Dans tous les cas, il faudrait se renseigner auprès de sa caisse de prévoyance.
Licenciement ordinaire et retraite réglementaire Attention ! Il se peut que vous soyez licencié pour des motifs non économiques et que, sur la base d'une réglementation impérative, la caisse de pension vous verse, quelques jours plus tard, une retraite anticipée sous la forme d'un capital.Si vous diposez de ce capital, la caisse de chômage en tiendra compte et, après l'avoir converti en rente mensuelle, le déduira de vos indemnités de chômage !
Imposition du capital du 2ème pilier (Canton de Genève) Lorsqu’un assuré prélève un capital 2ème pilier, que ce soit depuis sa fondation de prévoyance ou depuis un compte de libre-passage, il est imposé, sur le montant total, d’un impôt cantonal, communal et fédéral qui s’élève au 1/5ème du barème célibataire. Cette imposition fait l’objet d’un bordereau séparé des autres revenus.Le capital est imposé dans tous les cas de prélèvement (retraite, départ définitif de la Suisse, début d’une activité indépendante, acquisition du logement principal ou amortissement de la dette de celui-ci). Dernière modification: mardi, 25. mai 2010
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