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Chômeurs en provenance, de retour ou se rendant à l’étranger (Accords bilatéraux)
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12-1: Les accords bilatéraux 
Les accords bilatéraux I
Les accords bilatéraux I sont entrés en vigueur le 1er juin 2002. Ils s’appliquent aux ressortissants suisses ou aux ressortissants d’un état membre de l’Union Européenne (UE), soit l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède.
Les règles du droit de la libre circulation valent aussi pour les ressortissants de l’AELE, dont font partie la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.
La libre circulation garantit les droits suivants aux travailleurs salariés :
- le droit d’entrée pour chercher un travail
Les ressortissants suisses et communautaires ont exactement les mêmes droits.
• Pour exercer une activité salariée pendant trois mois consécutifs par année civile:
Il suffit d'annoncer son séjour auprès des autorités compétentes avant de commencer à travailler. Une simple déclaration par Internet peut être faite par l'employeur.
• Pour exercer une activité salariée pendant une période supérieure à trois mois:
Il faut obtenir une autorisation de séjour.
Les permis ne sont plus contingentés depuis le 1er juin 2007 pour les ressortissants de l'UE et de l'AELE vivant sur le territoire suisse (permis B ou L).
Attention: Depuis le 1er juin 2009, les détenteurs d'un permis L UE/AELE peuvent totaliser leurs périodes d'assurance ou d'emploi afin de toucher des indemnités de chômage. (voir chapitre 12-3).
Pour les frontaliers (livret G), l'autorisation, délivrée sur simple demande, est valable pour la durée du contrat de travail à Genève ou pour 5 ans si le contrat de travail est d'une durée de 12 mois ou plus. Elle est valable dans toute la Suisse et dans tous les secteurs de l’économie. Elle est renouvelable. (voir chapitre 11).
Comment obtenir un permis de travail à Genève ?
Le salarié doit fournir les justificatifs suivants:
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- un formulaire de demande dûment rempli (il s'obtient à l'Office cantonal de la population);
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- une attestation de domicile;
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- deux photographies;
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- un curriculum vitae;
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- une copie de ses diplômes;
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- un contrat de travail;
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- un extrait du casier judiciaire dans des cas particuliers (la demande doit être motivée !).
L'employeur doit adresser la demande de permis de travail à l'adresse suivante:
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Office cantonal de la population
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Service des autorisations
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88, route de Chancy
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1213 Onex
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Service des frontaliers
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20, rue du Stand
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1204 Genève
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Les accords bilatéraux I, phase 2
L'extension de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) aux 10 nouveaux pays est entrée en vigueur le 1er avril 2006.
Les ressortissants des dix nouveaux états membres (Estonie, Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovénie, Slovaquie, Lithuanie, Chypre, Malte et Lettonie), devront cependant attendre 2011 pour pouvoir entrer librement en Suisse pour y travailler.
D'ici là, la Suisse pourra leur refuser un emploi au profit d'un indigène, vérifier préalablement leurs conditions de travail et de salaire et contingenter leurs permis (20% du contingent qui était réservé au ressortissants des 15 premiers pays membres de l'UE jusqu'au 1er juin 2007 ).
Dernière modification: dimanche, 31. mai 2009
12-2: Les chômeurs se rendant dans l’UE/AELE (l’exportation des prestations) 
Formulaire E-303
Le principe de l’exportation des prestations permet au demandeur d'emploi de ne pas perdre ses indemnités de chômage lorsqu'il se rend dans un Etat de l'UE/AELE pour y rechercher du travail.
L'exportation des prestations est soumise à des conditions restrictives:
- Sauf cas exceptionnels, le bénéficiaire doit rester inscrit auprès des services de l’emploi du pays qui lui verse les prestations de chômage pendant 4 semaines au moins après sa mise au chômage, car il faut d’abord épuiser les possibilités de recherche d’un nouvel emploi dans le pays avant d’étendre ses investigations à l’étranger.
- Il doit s’inscrire dans les 7 jours qui suivent son départ auprès des services de l’emploi du pays où il recherche un emploi. Le délai expire le 6ème jour qui suit celui de son départ. S’il s’annonce en retard, les jours qui précèdent celui où il s’est annoncé ne seront pas indemnisés.
- Il conserve ses prestations de chômage pendant 3 mois au maximum. S’il retourne au pays de son dernier emploi après 3 mois, il perd tous ses droits aux prestations.
L’assuré qui déménage dans un Etat de l'UE/AELE a également droit à l’exportation de ses prestations pendant trois mois au maximum.
- L’assuré ne peut prétendre à l'exportation de ses prestations de chômage qu'une seule fois entre deux périodes d'emploi.
- Son indemnité de chômage ne changera pas mais elle lui sera versée par le pays de recherche d’emploi qui se fera ensuite rembourser par le pays de son dernier emploi, en monnaie du pays.
- L’assuré doit rester prêt, jusqu’à son départ, à chercher du travail en Suisse et à accepter l’emploi qui lui est assigné. Le refus par l’assuré d’un travail convenable n’entraîne pas l’extinction du droit à l’exportation de ses prestations mais la suspension de son droit à l’indemnité.
Le droit à l’exportation des prestations ne rallonge pas le délai-cadre d’indemnisation !
La prise d’une activité lucrative – gain intermédiaire – dans l’Etat de recherche d’emploi ne donne pas droit à la compensation de la perte de gain.
L’assuré qui prend un emploi de durée indéterminée échange de ce fait le statut de séjour de demandeur d’emploi contre celui de travailleur et reçoit une autorisation de séjour valable cinq ans. Il doit dès lors exercer son droit aux prestations de chômage dans le dernier pays où il a travaillé, même s’il perd son travail après un jour seulement.
Il en est de même lorsque l’assuré prend un emploi à durée déterminée dont le contrat expire après l’échéance du délai de trois mois et que l’Etat dans lequel il cherchait du travail ne lui a délivré qu’un permis de séjour de courte durée pour travailleur salarié.
Les saisonniers
Les saisonniers ont droit à l’exportation des prestation pour la période restant à couvrir jusqu’au terme de la saison pour laquelle ils ont été engagés.
Un travailleur saisonnier ne peut donc profiter de son droit à l’exportation des prestations que s’il tombe au chômage avant la fin de la saison pour laquelle il a été engagé.
Si, au terme de son droit à l’exportation, le saisonnier désire continuer à toucher des prestations de l’assurance-chômage suisse, il devra revenir en Suisse et se réinscrire au plus tard le dernier jour de la saison pour laquelle il a été engagé.
S’il ne rentre pas en Suisse, c’est alors l’Etat de provenance qui l’indemnisera. Les indemnités journalières déjà touchées en Suisse seront déduites du nombre d’indemnités maximales auxquelles il peut prétendre.
L’exportation des prestations entre la Suisse et le Liechtenstein :
Vu leur taille et leur proximité géographique, la Suisse et le Liechtenstein ont convenu de ne pas appliquer l’exportation des prestations lorsqu’un assuré ayant droit aux prestations de chômage dans l’un des deux pays se rend dans l’autre pour y rechercher un emploi.
Dernière modification: samedi, 8. juillet 2006
12-3: Les chômeurs en provenance de l’UE ou de l’AELE 
Les dispositions communautaires dans le domaine de la sécurité sociale sont régies par des principes directeurs :
Les ressortissants de l’UE et de l’AELE titulaires d’un titre de séjour de courte durée peuvent demeurer en Suisse à l’expiration de leur contrat de travail s’ils ont acquis un droit à des prestations de chômage.
Ils reçoivent alors une autorisation de séjour pour personnes non actives. Celle-ci implique qu’ils ne peuvent faire appel aux prestations d’aide sociale (Hospice Général) durant la période de recherche d’emploi. Le montant de leur prestations de chômage est pris en compte dans l’examen des « moyens financiers suffisants » requis pour les personnes non actives qui veulent séjourner en Suisse.
Les ressortissants de l’UE et de l’AELE peuvent également faire valoir une période éducative (voir annexe 4.3) ou être libérées des conditions relatives à la période de cotisation (voir chapitre 14).
- Le pays du dernier emploi
Le principe veut qu’un travailleur ait droit aux prestations de chômage dans l’Etat où il a exercé son dernier emploi. La durée de l'emploi ne joue aucun rôle.
Il suffit que l'intéressé ait travaillé et cotisé aux assurances sociales un seul jour dans un autre pays pour que ce soit ce dernier pays qui soit compétent pour lui verser des prestations de chômage.
Cependant, afin d'éviter les abus (lorsque la durée de l'emploi en Suisse est particulièrement courte et aboutit à une situation choquante non voulue par le législateur), la caisse de chômage enquête et s'assure que le comportement de l'assuré ne soit pas frauduleux !
Une exception : les ressortissants allemands qui retournent dans leur pays après avoir exercé une activité salariée soumise à cotisation en Suisse, peuvent exercer leur doit à l'indemnité de chômage en Allemagne. Il n'est pas nécessaire que leur dernier emploi ait été accompli en Allemagne ! Par réciprocité, il en est de même pour les ressortissants suisses de retour d'Allemagne.
Le principe du "pays du dernier emploi" n’est pas valable pour les frontaliers qui, en cas de chômage complet, restent indemnisés par leur pays de résidence et selon les barèmes de celui-ci (voir chapitre 11).
- La totalisation des périodes d’assurance ou d’emploi
Formulaire E 301
La caisse de chômage doit tenir compte des périodes d’assurance et des périodes d’emploi accomplies par le chômeur dans un Etat membre de l’UE.
Depuis le 1er juin 2009, les ressortissants des 15 anciens Etats-membres de l'UE, de l'AELE ainsi que les ressortissants de Malte et Chypre (partie grecque), titulaires d’un contrat de travail d’une durée inférieure à un an, au bénéfice d'un permis L UE/AELE, peuvent également totaliser leurs périodes d’assurance ou d’emploi.
Les ressortissants de 8 nouveaux Etats membres de l'UE (Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République slovaque, Slovénie, République tchèque, Hongrie) au bénéfice d'une autorisation de séjour de courte durée, devront attendre le 1er mai 2011 pour que leurs périodes d'assurance et d'emploi accomplies à l'étranger soient prises en compte.
Les motifs de libération (voir chapitre 14) ne valent pas pour attester des périodes d’assurance. Pour qu’un tel motif ouvre un droit aux prestations de chômage dans un Etat membre de l’UE, il faut qu’il soit reconnu par la législation de cet Etat.
L’attestation des périodes d’assurance ou d’emploi se fait au moyen du formulaire E-301 intitulé « Attestation concernant les périodes à prendre en compte pour l’octroi des prestations de chômage ». Il est recommandé à toute personne projetant d’aller travailler dans un autre Etat membre de faire remplir ce formulaire.
En Suisse, l’assuré doit faire remplir le formulaire « Attestation de l’employeur » par les employeurs pour lesquels il a travaillé au cours des deux dernières années. C’est sur la base de ce document que la caisse de chômage pourra établir le formulaire E-301.
Le calcul des prestations
Formulaire E-302
Le montant de l’indemnité journalière en cas de chômage est en principe calculé sur la base du salaire que la personne au chômage a perçu dans le dernier pays d’emploi.
Ce principe n’est cependant valable que lorsque le travailleur a travaillé au moins 4 semaines dans le pays du dernier emploi avant de tomber au chômage.
- Lorsque les rapports de travail ont duré quatre semaines ou plus :
Le salaire touché à l’étranger ne peut être pris en compte dans le calcul du salaire moyen des six ou douze derniers mois d’assurance (voir chapitre 5). La moyenne se calcule donc sur les mois de cotisation réalisés en Suisse.
- Lorsque les rapports de travail ont duré moins de quatre semaines :
Le gain assuré est calculé sur la base d’un salaire hypothétique correspondant au salaire que l’assuré aurait touché en Suisse pour un emploi équivalent à celui qu’il a exercé en dernier lieu dans le pays de provenance. La caisse de chômage se base sur les conventions collectives de travail (CCT) ou sur les usages professionnels et locaux suisses.
- Montant des indemnités journalières (70 ou 80 % du gain assuré)
Il doit être tenu compte des enfants vivant dans un autre Etat membre si l’assuré a envers eux une obligation d’entretien.
Toutefois, l’intéressé qui a des enfants à charge à l’étranger n’a droit au taux d’indemnisation de 80% que si son conjoint vivant à l’étranger n’est pas lui-même au chômage et que les enfant n’ont pas déjà été pris en compte dans le calcul de ses prestations.
- Supplément pour allocations familiales ou de formation (formulaire E-302)
Si elle sont versées au conjoint dans un autre Etat membre, l’assuré n’a alors droit au supplément pour allocations légales pour enfants et formation professionnelle que si les allocations versées à l’étranger sont inférieures au montant prévu par la législation suisse et seulement à concurrence de la différence.
La caisse de chômage ne doit payer que la différence lorsque le conjoint travaillant à l’étranger ne touche pas, parce qu’il a omis de les demander, les prestations familiales auxquelles il aurait pourtant eu droit dans l’Etat où il réside.
Dernière modification: samedi, 1. mai 2010
12-4: Les chômeurs de retour d'un pays non-membre de l'UE ou de l'AELE 
Les Suisses ainsi que les ressortissants des Etats membres de la Communauté européenne établis en Suisse qui reviennent au pays après un séjour de plus d’un an dans un pays non-membre de la Communauté peuvent bénéficier d’indemnités de chômage à condition qu’ils aient eu une activité salariée de 12 mois à l’étranger. Ils sont libérés de l’obligation d’avoir cotisé (voir chapitre 14).
Ils doivent :
- s’inscrire à l’Office cantonal de l’emploi dans l’année qui suit leur retour ;
- subir un délai d’attente de 5 jours.
Ils peuvent prétendre à 260 indemnités journalières, soit une année de chômage (voir chapitre 4). Leurs indemnités sont calculées sur la base d’un montant forfaitaire en fonction de leurs qualifications (voir chapitre 5).
Dernière modification: lundi, 21. novembre 2005
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